l'expresssion du jour...expliquée

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bonjour,

Manger son pain blanc en / le premier

Passer d’un état heureux à un autre qui ne l’est pas.

Cette expression est attestée en 1515 chez le poète Guillaume Dubois, dit Guillaume Crétin, à une époque où, pour le peuple, le pain était généralement une chose grisâtre, plutôt très foncée, car il ne disposait pas de la farine blanche et débarrassée de ses impuretés comme celle d’aujourd’hui.

Mais, lorsqu’il pouvait avoir … à une farine plus propre et fine, celle généralement réservée à la haute société, il ne se privait pas de faire du pain plus clair que d’ordinaire, du pain ‹ blanc › (mais encore bien loin de la blancheur actuelle) à la qualité et au goût supérieurs. Du coup, les gens avaient alors tendance à le manger en premier, faiblesse bien compréhensible, se condamnant à partager le moins bon plus tard.

Cette ancienne métaphore, qui est à rapprocher du dicton « si tu manges ton pain blanc en premier, tu manges ton pain noir plus tard », a depuis longtemps quitté le four à pain et la cuisine pour se généraliser à toutes occasions où on a commencé par faire les choses agréables (« manger le pain blanc ») sans toujours savoir qu’on devrait ensuite subir des désagréments divers (« le pain noir » qu’on a aussi appelé « le pain noir de l’adversité »).
Elle s’emploie généralement a posteriori, lorsqu’une personne a bien profité de quelque chose (d’une situation aisée, en général) et s’en trouve complètement démunie par la suite.

tendresse

maryléna

bonjour,

Dire des messes basses :

Parler à quelqu’un en aparté et à voix basse.

Au sens propre, depuis le milieu du XVIIe siècle, une messe basse, par opposition à une grand-messe, est une messe non chantée, où le prêtre récite les prières.

C’est à la fin du XIXe siècle que le sens figuré qui nous intéresse apparaît.
Mais en quoi une messe non chantée a-t-elle pu faire naître une expression appliquée à un dialogue discret entre deux personnes ?

Selon Alain Rey, cela vient du fait que, lors d’une véritable messe basse, le prêtre marmonne des paroles indistinctes qui ne semblent pas destinées à être entendues par l’assistance, exactement comme le sont les paroles échangées par ceux qui disent des messes basses.

maryléna

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